Part 17 (1/2)

In prose their cousinage is perhaps more quickly apparent. Almost the first sentence I come upon (I suspect it is Mockel's) runs as follows:

”_La Revue des deux Mondes_ publie un roman de Georges Ohnet ce qui ne surprendra personne.”

This is the proper tone to use when dealing with elderly muttonheads; with the _Harpers_ of yester year. _La Wallonie_ found it out in the eighties. The symboliste movement flourished on it. American letters did not flourish, partly perhaps for the lack of it, and for the lack of unbridled uncompromising magazines run by young men who did not care for _reputations surfaites_, for elderly stodge and stupidity.

If we turn to Mockel's death notice for Jules Laforgue we will find _La Wallonie_ in '87 awake to the value of contemporary achievement:

JULES LAFORGUE

Nous apprenons avec une vive tristesse, la mort de Jules Laforgue, l'un des plus curieux poetes de la litterature aux visees nouvelles. Nous l'avons designe, ja deux mois: un Tristan Corbiere plus argentin, moins apre.... Et telle est bien sa caracteristique. Sans le moindre soupcon d'imitation ou de reminiscences, Jules Laforgue a sauvegarde une originalite vivace. Seulement, cette originalite, par bien des saillies, touche a celle de Tristan Corbiere. C'est une meme raillerie de la Vie et du Monde; mais plus de sombre et virile amertume emouvait en l'auteur des Amours Jaunes, dont cette piece donnera quelque idee:

LE c.r.a.pAUD

Un chant dans une nuit sans air....

--La lune plaque en metal clair Les decoupures du vert sombre.

... Un chant; comme un echo, tout vif Enterre, la, sous le ma.s.sif....

--ca se tait; viens, c'est la, dans l'ombre....

Un c.r.a.paud!

--Pourquoi cette peur, Pres de moi, ton soldat fidele!

Vois-le, poete tondu, sans aile, Rossignol de la boue....

--Horreur!-- ...Il chante.--Horreur!!--Horreur pourquoi?

_Vois-tu pas son il de lumiere...._ Non, il s'en va, froid, sous sa pierre.

Bonsoir--ce c.r.a.paud-la c'est moi.

Chez Laforgue, il y a plus de gai sans-souci, de coups de batte de pierrot donnes a toutes choses, plus de ”vaille-que-vaille la vie,” dit d'un air de moqueuse resignation. Sa rancur n'est pas qui encombrante. Il etait un peu l'enfant indiscipline que rit a travers les gronderies, et fait la moue a sa fantaisie; mais son hauss.e.m.e.nt d'epaules gamin, et ses ”Apres tout?” qu'il jette comme une chiquenaude au visage du Temps, cachent toujours au fond de son cur un lac melancolique, un lac de tristesse et d'amours fletris, ou vient se refleter sa claire imagination. Temoins ces fragments pris aux _Complaintes:_ Mon cur est une urne ou j'ai mis certains defunts, Oh! chut, refrains de leurs berceaux! et vous, parfums.

Mon cur est un Neron, enfant gate d'Asie, Qui d'empires de reve en vain se ra.s.sasie.

Mon cur est un noye vide d'ame et d'essors, Qu'etreint la pieuvre Spleen en ses ventouses d'or.

C'est un feu d'artifice, helas! qu'avant la fete, A noye sans retour l'averse qui s'embete.

Mon cur est le terrestre Histoire-Corbillard Que trainent au neant l'instinct et le hazard Mon cur est une horloge oubliee a demeure Qui, me sachant defunt, s'obstine a marquer l'heure.

Et toujours mon cur ayant ainsi declame, En revient a sa complainte: Aimer, etre aime!

Et cette piece, d'une ironie concentree:

COMPLAINTE DES BONS MENAGES

L'Art sans poitrine m'a trop longtemps berce dupe.

Si ses labours sont fiers, que ses bles decevants!

Tiens, laisse-moi beler tout aux plis de ta jupe Qui fleure le couvent.

La Genie avec moi, serf, a fait des manieres; Toi, jupe, fais frou-frou, sans t'inquieter pourquoi....