Part 7 (1/2)
”On dit a present qu'il a une fievre pituitaire sans dire depuis combien de temps. Qu'il lui reste toujours son temperament enclin aux catharres. Que le corps maigrit, et que les forces se perdent. On ne dit point s'il y a des exacerbations dans cette fievre ou non, si le malade a appet.i.t ou non, s'il tousse ou non, s'il crache ou non, en un mot on n'entre dans aucun detail sur ces objets, sur quoi le conseil soussigne estime que monsieur le consultant est en fievre lente, et que vraisemblable le poumon souffre de quelque tubercules qui peut-etre sont en fonte, ce que nous aurions determine si dans la relation on avoit marque les qualites de crachats.
”La cause fonchere de cette maladie doit etre imputee a une lymphe epaisse et acrimonieuse, qui donne occasion a des tubercules au pomon, qui etant mis on fonte fournissent au sang des particules acres et le rendent tout acrimonieux.
”Les vues que l'on doit avoir dans ce cas sent de procurer des bonnes digestions (quoique dans la relation ou ne dit pas un mot sur les digestions) de jetter un douce detrempe dans la ma.s.se du sang, d'en eba.s.ser l'acrimonie et de l'adoucir, de diviser fort doucement a lymphe, et de deterger le poumon, lui procurant meme du calme suppose que la toux l'inquiete, quoique cependant on ne dit pas un mot sur la toux dans la relation. C'est pourquoi on le purgera avec 3 onces de manne, dissoutes dans un verre de decoction de 3 dragmes de polypode de chesne, on pa.s.sera ensuite a des bouillons qui seront faits avec un pet.i.t poulet, la chair, le sang, le coeur et le foye d'une tortue de grandeur mediocre c'est a dire du poid de 8 a 12 onces avec sa coquille, une poignee de chicoree amere de jardin, et une pincee de feuilles de lierre terrestre vertes on seches. Ayant pris ces bouillons 15 matins on se purgera comme auparavant, pour en venir a des bouillons qui seront faits avec la moitie d'un mou de veau, une poignee de pimprenelle de jardin, et une dragme de racine d'angelique conca.s.see.
Ayant pris ces bouillons 15 matins, on se purgera somme auparavant pour en venir an lait d'anesse que l'on prendra le matin a jeun, a la dose de 12 a 16 onces y ajoutant un cuilleree de sucre rape, on prendra ce lait le matin a jeun observant de prendre pendant son usage de deux jours l'un un moment avant le lait un bolus fait avec 15 grains de craye de Braincon en poudre fine, 20 grains de corail prepare, 8 grains d'antihectique de poterius, et ce qu'il faut de syrop de lierre terrestre, mais les jour on ou ne prendra pas le bolus on prendra un moment avant le lait 3 on 4 gouttes de bon baume de Canada detrempees dans un demi cuilleree de syrop de lierre terrestre. Si le corps maigrit de plus en plus, je suis d'avis que pendant l'usage du lait d'anesse on soupe tous les soirs avec une soupe au lait de vache.
”On continuera l'usage du lait d'anesse tant, que le malade pourra le supporter, ne le purgeant que par necessite et toujours avec la medecine ordonnee.
”Au reste, si monsieur le consultant ne pa.s.se les nuits bien calmes, il prendra chaque soir a l'heure de sommeil six grains des pilules de cynoglosse, dent il augmentera la dose d'un grain de plus toutes les fois que la dose du jour precedent, n'aura pas ete suffisante pour lui faire pa.s.ser la nuit bien calme.
”Si les malade tousse il usera soit de jour soit de nuit par pet.i.tes cuillerees a ca.s.se d'un looch, qui sera fait avec un once de syrop de violat et un dragme de blanc de baleine.
”Si les crachats sent epais et qu'il crache difficilement, en ce cas il prendra une ou deux fois le jour, demi dragme de blanc de baleine reduit on poudre avec un pen de sucre candit qu'il avalera avec une cuilleree d'eau.
”Enfin il doit observer un bon regime de vivre, c'est pourquoi il fera toujours gras et seulement en soupes, bouilli et roti, il ne mangera pas les herbes des soupes, et on salera peu son pot, il se privera du beuf, cochon, chair noir, oiseaux d'eau, ragouts, fritures, patisseries, alimens sales, epices, vinaigres, salades, fruits, cruds, et autres crudites, alimens grossiers, ou de difficille digestion, la boisson sera de l'eau tant soit peu rougee de bon vin au diner seulement, et il ne prendra a souper qu'une soupe.
Delibere a MONTPELLIER le 11 Novembre.
F--.
Professeur en l'universite honoraire.
Receu vingt et quatre livres.
I thought it was a little extraordinary that a learned professor should reply in his mother tongue, to a case put in Latin: but I was much more surprised, as you will also be, at reading his answer, from which I was obliged to conclude, either that he did not understand Latin; or that he had not taken the trouble to read my memoire. I shall not make any remarks upon the stile of his prescription, replete as it is with a disgusting repet.i.tion of low expressions: but I could not but, in justice to myself, point out to him the pa.s.sages in my case which he had overlooked. Accordingly, having marked them with letters, I sent it back, with the following billet.
”Apparement Mons. F-- n'a pas donne beaucoup d'attention au memoire de ma sante que j'ai on l'honneur de lui presenter-- 'Monsieur le consultant (dit il) dont on n'a pas juge it propos de dire l'age.'--Mais on voit dans le memoire a No. 1. 'Annum aetatis post quadragesimum tertium.'
”Mr. F-- dit que 'je n'ai pas marque aucune epoque. Mais a No. 2 du memoire il trouvera ces mots. 'Quibusdam abbinc annis.' J'ai meme detaille le progres de la maladie pour trois ans consecutifs.
”Mons. F-- observe, 'On no dit point s'il y a des exacerbations dans cette fievre ou non.' Qu'il. Regarde la lettre B, il verra, Vespere febris exacerbatur. Calor, inquietudo, anxietas et asthma per noctem gra.s.santur.'
”Mons. F-- remarque, 'On ne dit point si le malade a appet.i.t ou non, s'il tousse ou non, s'il crache ou non, en un mot on n'entre dans aucun detail sur ces objets.' Mais on voit toutes ces circonstances detaillees dans la memoire a lettre A, 'Irritatio membranae trachaealis tussim, initio aridam, siliquosam, deinde vero excreationem copiosam excitat. Sputum alb.u.mini ovi simillimum. Appet.i.tus raro deest. Digestio segnior sed secura.'
”Mons. F-- observe encore, 'qu'on ne dit pas un mot sur la toux dans la relation.' Mais j'ai dit encore a No. 3 de memoire, 'rediit febris hectica; rediit asthma c.u.m anxietate, tusse et dolore lateris lancinante.'
”Au reste, je ne puis pas me persuader qu'il y ait des tubercules au poumon, parce que j'ai ne jamais crache de pus, ni autre chose que de la pituite qui a beaucoup de ressemblance au blanc des oeufs. Sputum alb.u.mini ovi simillimum. Il me paroit done que ma maladie doit son origine a la suspension de l'exercice du corps, au grand attachement d'esprit, et a une vie sedentaire qui a relache le sisteme fibreux; et qu'a present on pent l'appeller tubes pituitaria, non tubes purulenta.
J'espere que Mons. Faura la bonte de faire revision du memoire, et de m'en dire encore son sentiment.”
Considering the nature of the case, you see I could not treat him more civilly. I desired the servant to ask when he should return for an answer, and whether he expected another fee. He desired him to come next morning, and, as the fellow a.s.sured me, gave him to understand, that whatever monsieur might solicit, should be for his (the servant's) advantage. In all probability he did not expect another gratification, to which, indeed, he had no t.i.tle. Mons. F-- was undoubtedly much mortified to find himself detected in such flagrant instances of unjustifiable negligence, arid like all other persons in the same ungracious dilemma, instead of justifying himself by reason or argument, had recourse to recrimination. In the paper which he sent me next day, he insisted in general that he had carefully perused the case (which you will perceive was a self-evident untruth); he said the theory it contained was idle; that he was sure it could not be written by a physician; that, with respect to the disorder, he was still of the same opinion; and adhered to his former prescription; but if I had any doubts I might come to his house, and he would resolve them.
I wrapt up twelve livres in the following note, and sent it to his house.
”C'est ne pas sans raison que monsieur F-- jouit d'une si grande reputation. Je n'ai plus de doutes, graces a Dieu et a monsieur F--e. ”
”It is not without reason that monsieur Fizes enjoys such a large share of reputation. I have no doubts remaining; thank Heaven and monsieur Fizes.”
To this I received for answer. ”Monsieur n'a plus de doutes: j'en suis charme. Receu douze livres. F--, &c.” ”Sir, you have no doubts remaining; I am very glad of it. Received twelve livres. Fizes, &c.”
Instead of keeping his promise to the valet, he put the money in his pocket; and the fellow returned in a rage, exclaiming that he was un gros cheval de carosse, a great coach-horse.
I shall make no other comment upon the medicines, and the regimen which this great Doctor prescribed; but that he certainly mistook the case: that upon the supposition I actually laboured under a purulent discharge from the lungs, his remedies savour strongly of the old woman; and that there is a total blank with respect to the article of exercise, which you know is so essential in all pulmonary disorders.